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Kénitra
n'existait pour ainsi dire pas du tout avant 1912... Elle n'était
auparavant qu'un poste
militaire fait d'une casbah – une «forteresse» en
arabe – la Mehdia. Les Phéniciens, les Carthaginois,
puis les Romains, les Berbères et les Vandales occupèrent
cette place située en surplomb
du fleuve Sebou, au fil des millénaires et sans pour autant
la transformer en cité ! Elle servit aussi pendant quelques
siècles de point de ralliement des pirates marocains, et fut
le théâtre des guerres que leur livrèrent les
Hollandais comme les Espagnols C'est avec l'arrivée des Français
et surtout, de son maréchal et commissaire-résident
général du Protectorat Français du Maroc, Louis
Lyautey, que Kénitra prit une importance considérable
et s'agrandit rapidement : on y bâtit une véritable ville
portuaire et fortifiée au bord de l'océan et du fleuve
Sebou ! En effet, en août 1912, le maréchal Lyautey décide
de faire construire une voie ferrée reliant fès à
Salé : il lui faut donc aménager le port qui va réceptionner
la première locomotive de quinze tonnes du nouveau tronçon
ferré ! Puis suivent onze mille tonnes de charbon et d'équipements
et Lyautey décide d'en faire un port commercial et militaire.En
décembre 1914, l'officier signe les plans de construction de
la nouvelle ville ! En 1916 l'hôtel Continental surgit de terre
pour accueillir les premiers colons...Quatre grands autres hôtels
suivirent,car au fur et à mesure
Kénitra,
le grand port fluvial du Maroc du nord-ouest
Kénitra
« Le Petit Pont » (en langue arabe) est une grande ville
portuaire du royaume du Maroc, autrefois connue pendant l'époque
du protectorat français sous le nom de « Port-Lyautey
». Kénitra est le chef-lieu de sa propre province mais
également de la région de Gharb-Chrarda-Beni Hssen.
Celle-ci est située au nord-ouest du Maroc, sur la côte
Atlantique, juste sous la province de Tanger, Tétouan. Elle
rassemble un peu moins de deux millions d'habitants, dont plus de
trois cent soixante mille vivent dans la ville même de Kénitra,
qui elle, est au nord de la capitale Rabat.
Le 11-11-2009 / 10:59
que les maisons étaient échaffaudées et leurs
murs blanchis, la ville prenait forme et se fleurit et s'éclaircit
de jardins donnant sur les plages de sable doré (surtout celle
de Mehdia)... Par ailleurs, comme on le verra, Kénitra est
facilement accessible par route, par rail, par mer et par les airs
! Kénitra devint donc facilement habitable et joignable. On
l'équipa en 1928 sur le plan de Sebou, d'une base d'opérations
pour hydravions : en fait, de 1917 à 1921 il en exista une
un peu plus haut sur le fleuve, mais qui fonctionna très peu.
On fit donc de cette nouvelle base un équipement plus efficace.
Au mois de mai 1934, dix-huit avions français de l'escadrille
de la Méditerranée viennent se poser sur le plan d'eau
du Sebou : on ne vit jamais cela avant. Elle garda son nom de Kénitra
jusqu'en 1932 puis devint Port-Lyautey jusqu'à l'indépendance
du Maroc en 1956, où elle reprit son nom initial. Pour l'anecdote,
la ville servit de base pour les troupes américaines lors de
la seconde guerre mondiale en octobre 1942. Le port de Kénitra
est le premier port fluvial du Maroc et est particulièrement
bien desservi par les infrastructures routières et ferrées.
Une splendide mosquée d'inspiration traditionelle a été
ouverte en 2002. On trouve dans la ville de nombreuses écoles
qui font la gloire de cette ville maritime, ainsi qu'une université,
trois Instituts Supérieurs Spécialisés et deux
Ecoles de Commerce. Kénitra dispose d'un grand club de football,
le « KAC Kénitra » quadruple champion du Maroc
et une fois vainqueur de la Coupe du Trône. Aujourd'hui, Kénitra
vit de l'extraction des minerais, de la fabrication des tissus, de
la pêche et de l'agriculture.
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